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Reprendre contact sur LinkedIn après des années : comment écrire sans gêne

Pour reprendre contact sur LinkedIn après des années, écrivez un message de quatre ou cinq lignes en trois temps : le rappel du lien, c'est-à-dire d'où vous vous connaissez ; le prétexte, c'est-à-dire pourquoi vous écrivez maintenant ; et une ouverture, sous la forme d'une question simple, sans demande. Les meilleurs prétextes sont un changement de poste, une publication récente de la personne, une actualité de son entreprise, un souvenir commun ou quelque chose d'utile à lui transmettre. Gardez votre demande pour le deuxième échange. La gêne n'a pas lieu d'être : votre interlocuteur n'a pas écrit non plus, et une ancienne relation répond bien plus souvent qu'un inconnu. Sans réponse, attendez deux ou trois semaines et relancez une seule fois, avec un élément nouveau. L'absence de réponse n'est presque jamais personnelle.

Votre message de reprise de contact

Quatre à cinq lignes suffisent. Le repère de 400 caractères n'est pas une limite de LinkedIn : c'est la longueur au-delà de laquelle un premier message devient une lettre.

0 / 400 caractères · 400 restants

6 min de lecture

La plupart des relations LinkedIn dorment. On s'est connecté après une réunion, puis plus rien pendant cinq ans. Reprendre contact semble gênant ; c'est pourtant le geste le plus rentable d'un réseau, parce qu'une ancienne relation répond bien plus souvent qu'un inconnu.

Lever la gêne

Votre interlocuteur est dans la même situation que vous : lui non plus n'a pas écrit. Un message simple et sans demande immédiate est presque toujours bien reçu.

Trouver le bon prétexte

  • Un changement de poste : c'est la raison la plus naturelle d'écrire.
  • Une publication qu'il ou elle vient de faire.
  • Une actualité de son entreprise ou de son secteur.
  • Un souvenir commun : un projet, une promotion, un événement.
  • Quelque chose d'utile : un article, un contact, une information.

La structure du message

  1. Le rappel du lien : d'où vous vous connaissez.
  2. Le prétexte : pourquoi maintenant.
  3. Une ouverture : une question simple, sans demande.

Quatre ou cinq lignes suffisent. Gardez la demande pour le deuxième échange.

Six exemples

  • « Bonjour Claire, nous avions travaillé ensemble sur le projet Atlas en 2019. J'ai vu que vous aviez rejoint Dupont : félicitations. Comment se passe la prise de poste ? »
  • « Bonjour Marc, votre post sur le pilotage des stocks m'a rappelé nos discussions chez Durand. Vous êtes toujours sur ces sujets ? »
  • « Bonjour Sophie, cela fait longtemps. Je suis tombé sur cet article qui touche à ce que tu faisais chez Martin, je me suis dit qu'il t'intéresserait. »
  • « Bonjour Paul, promo 2012, déjà. Je passe à Lyon le mois prochain, un café ? »
  • « Bonjour Léa, j'ai vu l'annonce de votre levée de fonds. Bravo à toute l'équipe. Quelles sont les prochaines étapes ? »
  • « Bonjour Thomas, je me lance à mon compte dans le conseil en achats. Je voulais te le dire directement, toi qui connais bien le sujet. »

Si la personne ne répond pas

Ne relancez pas avant deux ou trois semaines, et une seule fois, avec un élément nouveau. L'absence de réponse n'est presque jamais personnelle.

Savoir qui recontacter

Le plus difficile est de se souvenir de qui l'on connaît. Deux pistes :

  • Les personnes avec qui vous avez déjà échangé des messages : le lien existe déjà.
  • Les relations qui viennent de changer de poste. LinkedIn en signale quelques-unes ; en comparant deux exports de vos relations, vous les voyez toutes. Voir exporter ses contacts LinkedIn.

Une fois le contact repris, une mise en relation devient possible : demander une mise en relation.

Choisir par qui commencer

Reprendre contact avec tout le monde n'a pas de sens. Dressez une liste courte, en trois groupes.

  • Les relations chaleureuses : des personnes avec qui vous avez bien travaillé. Aucun prétexte n'est nécessaire, « je pensais à toi » suffit.
  • Les relations bien placées : elles occupent aujourd'hui un poste ou travaillent dans une entreprise qui compte pour vous. Le prétexte doit être soigné.
  • Les relations qui viennent de bouger : nouveau poste, nouvelle entreprise, création d'activité. Le prétexte est tout trouvé, et la personne est disponible pour les échanges.

Dix noms suffisent pour commencer. Écrivez à deux ou trois personnes par semaine plutôt qu'à dix le même jour : vous devrez répondre à celles qui répondent.

Écrire le message

Le compteur ci-dessus donne un repère de 400 caractères, soit quatre à cinq lignes : au-delà, le message ressemble à une lettre et demande un effort de lecture. Trois vérifications avant d'envoyer.

  1. Le lien est-il daté et situé ? « Nous avions travaillé ensemble sur le projet Atlas en 2019 » vaut mieux que « nous nous connaissons depuis longtemps ».
  2. La question est-elle facile ? On répond en une phrase à « Comment se passe la prise de poste ? », pas à « Que deviens-tu ? ».
  3. Le message tient-il sans demande ? S'il se termine par « au fait, j'aurais besoin de… », coupez la fin et gardez-la pour plus tard.

Tutoyer ou vouvoyer

Reprenez le registre que vous utilisiez à l'époque. Si vous ne vous en souvenez plus, relisez vos anciens échanges dans la messagerie de LinkedIn : l'historique y est conservé. À défaut, le vouvoiement avec le prénom ne froisse personne.

Le deuxième message

La personne a répondu. Remerciez, réagissez à ce qu'elle dit, puis seulement formulez votre demande si vous en avez une, de façon précise et bornée : « Aurais-tu vingt minutes la semaine prochaine pour me parler de ton secteur ? » Une demande vague, comme « si tu entends parler de quelque chose », n'engage à rien et n'obtient rien.

Entretenir sans prétexte

Le meilleur moyen de ne plus avoir à « reprendre » contact est de ne pas le perdre. Trois gestes légers suffisent dans l'année : un commentaire réel sous une publication, une félicitation personnalisée lors d'un changement de poste, un article transmis avec une ligne d'explication. Les messages automatiques proposés par LinkedIn, envoyés tels quels, ne produisent pas cet effet : ajoutez toujours une phrase à vous.

Quand la relation s'est mal terminée

Un départ conflictuel ou un projet raté ne rendent pas le contact impossible, mais demandent de la franchise : une ligne qui reconnaît que le dernier échange n'était pas le meilleur, puis le motif de votre message. Si vous n'obtenez pas de réponse, n'insistez pas.

Questions fréquentes

Est-il gênant d'écrire après plusieurs années de silence ?

Non. Un message court, avec un prétexte sincère et sans demande immédiate, est presque toujours bien reçu. Votre interlocuteur est dans la même situation que vous : lui non plus n'a pas écrit. La plupart des gens sont heureux qu'on se souvienne d'eux, surtout à l'occasion d'un changement de poste.

Faut-il s'excuser de ne pas avoir donné de nouvelles ?

Une ligne suffit, sans insister : « cela fait longtemps » dit tout ce qu'il y a à dire. De longues excuses mettent l'autre mal à l'aise et retardent le sujet. Passez directement au rappel de ce qui vous lie et à la raison pour laquelle vous écrivez aujourd'hui.

Combien de temps attendre avant de relancer ?

Deux à trois semaines, et une seule relance, avec un élément nouveau plutôt qu'un simple rappel. Beaucoup de membres consultent rarement leur messagerie LinkedIn. Sans réponse à la relance, n'insistez pas ; voyez demander une mise en relation si vous cherchez un autre chemin vers la même entreprise.

Et votre réseau, à quoi ressemble-t-il ?

Déposez votre export LinkedIn et voyez la répartition de vos relations par secteur, métier, séniorité et pays. Le fichier est lu sur votre appareil, sans créer de compte.

Voir un aperçu de mon réseau

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