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Analyser son réseau LinkedIn : secteurs, métiers, séniorité, pays
Pour analyser son réseau LinkedIn, il faut partir du fichier Connections.csv, que LinkedIn fournit à votre demande, car la plateforme affiche le nombre de vos relations mais pas leur composition. Ce fichier contient, pour chaque relation, l'entreprise, le poste et la date de connexion. L'analyse consiste à classer chaque ligne par secteur, par métier, par niveau de responsabilité et par pays, puis à compter. À la main, dans un tableur, il faut trier par entreprise, ajouter une colonne secteur et une colonne niveau, puis faire un tableau croisé par année : comptez une soirée pour quelques centaines de relations. Valuable Circle fait ce classement automatiquement à partir du même fichier, lu dans votre navigateur. Les résultats montrent où votre réseau est fort, où il est absent, s'il compte des décideurs et s'il grandit encore.
Combien de temps pour classer votre réseau à la main ?
Indiquez le nombre de vos relations et le temps qu'il vous faut pour classer une ligne par secteur et par niveau.
LinkedIn vous dit combien de relations vous avez. Il ne vous dit pas qui elles sont : dans quels secteurs, à quels niveaux de responsabilité, dans quels pays. Sans cette vue d'ensemble, on développe son réseau à l'aveugle.
Les questions auxquelles répondre
- Dans quels secteurs mon réseau est-il fort, et où est-il absent ?
- Quels métiers y sont représentés ?
- Quelle part de dirigeants et de décideurs ?
- Dans combien de pays ai-je des relations ?
- Mon réseau grandit-il encore, ou stagne-t-il depuis des années ?
- Dans quelles entreprises est-ce que je connais plusieurs personnes ?
La matière première : l'export
Tout part du fichier Connections.csv, que LinkedIn fournit à votre demande. Il contient, pour chaque relation, l'entreprise, le poste et la date de connexion. La méthode est décrite dans exporter ses contacts LinkedIn.
L'analyser à la main
Dans un tableur, c'est possible mais long :
- Triez par entreprise et comptez les relations par entreprise.
- Ajoutez une colonne « secteur » et remplissez-la entreprise par entreprise.
- Ajoutez une colonne « niveau » d'après l'intitulé de poste : dirigeant, directeur, responsable, autre.
- Faites un tableau croisé par année de connexion.
Avec quelques centaines de relations, comptez une soirée. Avec plusieurs milliers, ce n'est plus réaliste.
L'analyser automatiquement
C'est ce que fait Valuable Circle à partir du même fichier : chaque relation est classée par secteur, métier, séniorité et pays de l'entreprise, puis le réseau est résumé en quelques répartitions. Vous pouvez voir un aperçu sans créer de compte : le fichier est lu dans votre navigateur.
Lire les résultats
- Un secteur domine à plus de 40 % : réseau de spécialiste. Fort dans votre domaine, fragile en cas de reconversion.
- Beaucoup de secteurs à parts égales : réseau de généraliste, utile pour les mises en relation.
- Peu de dirigeants : vos demandes passent par des intermédiaires. À corriger si vous vendez à des directions.
- Un seul pays : à élargir si votre activité s'internationalise.
- Peu de nouvelles relations depuis trois ans : le réseau vieillit avec vous.
Passer à l'action
- Choisissez un manque à combler : un secteur, un niveau, un pays.
- Identifiez dix personnes à inviter dans cette catégorie, d'abord parmi les relations de vos relations.
- Reprenez contact avec cinq anciennes relations bien placées. Voir reprendre contact sur LinkedIn.
- Refaites l'analyse dans trois mois.
Suivre l'évolution
En comparant deux exports faits à quelques mois d'écart, vous voyez les nouvelles relations, celles qui ont disparu et celles qui ont changé de poste : autant de raisons d'écrire.
L'analyse du réseau sert surtout à une chose : retrouver la bonne personne au bon moment. Voir qui je connais dans une entreprise.
Estimer le travail à la main
L'outil ci-dessus multiplie le nombre de vos relations par le temps nécessaire pour classer une ligne. Trente secondes par relation est une estimation prudente : il faut lire l'entreprise, retrouver son secteur si vous ne la connaissez pas, lire l'intitulé et décider d'un niveau. Pour 300 relations, cela représente deux heures et demie. Pour 3 000, vingt-cinq heures, sans compter les erreurs de fatigue. C'est la raison pour laquelle presque personne ne le fait, et pour laquelle la plupart des membres ignorent la composition de leur propre réseau.
Les règles de classement
Que vous classiez à la main ou avec un outil, les mêmes règles s'appliquent.
- Le secteur vient de l'entreprise : une banque, un industriel, un cabinet de conseil. Une personne des ressources humaines dans une banque est comptée dans le secteur bancaire.
- Le métier vient de l'intitulé de poste : ventes, finance, technique, ressources humaines, direction générale.
- La séniorité vient aussi de l'intitulé : dirigeant, directeur, responsable, contributeur.
- Le pays est celui du siège de l'entreprise, faute de mieux : le fichier ne contient pas la ville de la personne.
Une ligne dont l'entreprise est inconnue ou l'intitulé trop vague ne se classe pas. Elle doit être comptée à part, et les pourcentages calculés sur les seules lignes classées. La méthode de Valuable Circle détaille ces règles et leurs limites.
Un exemple de lecture
Un réseau de 1 200 relations donne : 46 % dans les services informatiques, 14 % dans le conseil, le reste dispersé ; 8 % de dirigeants ; 3 pays ; une centaine de nouvelles relations par an jusqu'en 2021, une trentaine depuis. Lecture : un réseau de spécialiste, solide dans son secteur, avec peu d'accès direct aux directions et une croissance qui s'essouffle. Si cette personne veut vendre à des directions financières de l'industrie, son réseau ne l'y aidera presque pas, et elle le sait désormais avant de commencer.
Les entreprises où vous connaissez plusieurs personnes
Le tri par entreprise révèle un autre résultat : les sociétés où vous avez trois, cinq ou dix relations. Ce sont vos points d'entrée naturels, pour une candidature comme pour une proposition commerciale. Avant toute démarche vers une entreprise, vérifiez si elle figure dans cette liste : voir qui je connais dans une entreprise.
Les limites de l'analyse
- Le fichier reflète ce que chaque relation affiche sur son profil : un poste non mis à jour fausse la ligne.
- Il ne dit rien de la force du lien. Une relation de vingt ans et une invitation acceptée hier pèsent pareil.
- Il ne contient ni la ville, ni l'école, ni le parcours.
Pour la force du lien, croisez avec vos messages : voir télécharger ses données LinkedIn.
Questions fréquentes
LinkedIn propose-t-il une analyse de son réseau ?
Non. LinkedIn affiche le nombre de vos relations et des statistiques sur l'audience de vos publications, mais pas la répartition de vos relations par secteur, métier, niveau de responsabilité ou pays. Pour l'obtenir, il faut demander l'export de ses relations et classer le fichier, à la main ou avec un outil.
Faut-il donner son mot de passe LinkedIn pour analyser son réseau ?
Non, jamais. L'analyse part du fichier d'export que LinkedIn vous remet, que vous déposez vous-même. Aucun outil sérieux n'a besoin de vos identifiants ni d'une extension de navigateur. Un service qui vous demande votre mot de passe agit à votre place sur votre compte, ce que LinkedIn interdit.
À quelle fréquence refaire l'analyse ?
Tous les deux ou trois mois. C'est le rythme qui permet de voir les nouvelles relations, celles qui ont disparu et surtout les changements de poste, qui sont autant d'occasions d'écrire. Conservez chaque export avec sa date. Voir télécharger ses données LinkedIn.
Sources
Et votre réseau, à quoi ressemble-t-il ?
Déposez votre export LinkedIn et voyez la répartition de vos relations par secteur, métier, séniorité et pays. Le fichier est lu sur votre appareil, sans créer de compte.
Voir un aperçu de mon réseau