Vérifié le
Social selling sur LinkedIn : définition, méthode et erreurs à éviter
Le social selling consiste à utiliser les réseaux sociaux dans une démarche commerciale : se faire connaître de ses futurs clients, comprendre leurs sujets et engager la conversation au bon moment. Ce n'est ni de la publicité ni de l'envoi de messages en masse. Sur LinkedIn, il repose sur quatre piliers, que mesure le Social Selling Index : un profil tourné vers le client, qui dit quel problème vous réglez ; la recherche méthodique des bonnes personnes ; le partage d'informations utiles, par des publications et des commentaires ; et la construction de relations, par des invitations motivées et un lien entretenu. Une routine de vingt minutes par jour suffit, complétée par une publication hebdomadaire. Il ne remplace pas la prospection classique : il la prépare, car un prospect qui vous a déjà lu répond plus volontiers. Comptez plusieurs semaines avant les premiers échanges.
Votre routine, en heures par an
Indiquez le temps que vous consacrez chaque jour à LinkedIn pour votre activité commerciale, et votre nombre de semaines travaillées.
Le social selling désigne l'usage des réseaux sociaux dans une démarche commerciale : se faire connaître de ses futurs clients, comprendre leurs sujets, et engager la conversation au bon moment. Ce n'est pas de la publicité, ni de l'envoi de messages en masse.
En quoi c'est différent de la prospection classique
- La prospection classique interrompt : un appel, un e-mail non sollicité.
- Le social selling prépare : le prospect vous a déjà lu, vu commenter, ou connaît quelqu'un qui vous connaît.
Les deux se complètent. Le social selling rend la prise de contact moins froide.
Les quatre piliers
LinkedIn les mesure dans son Social Selling Index. Voir comprendre son SSI.
- Un profil tourné vers le client : il dit quel problème vous réglez, pas seulement votre poste. Voir optimiser son profil LinkedIn.
- Trouver les bonnes personnes : une cible précise et une recherche méthodique.
- Partager des informations utiles : publier et commenter sur les sujets de vos clients.
- Construire des relations : inviter avec une raison, entretenir le lien.
Une routine de vingt minutes par jour
- 5 minutes : lire les publications de vos comptes cibles et commenter deux d'entre elles.
- 5 minutes : envoyer trois ou quatre invitations ciblées.
- 5 minutes : répondre aux messages et aux commentaires.
- 5 minutes : noter une idée de publication tirée d'une conversation client.
Ajoutez une publication par semaine. Voir idées de posts LinkedIn.
Les signaux à surveiller
Certains événements sont de bonnes raisons d'écrire :
- Un changement de poste chez un prospect ou un ancien client.
- Une publication où il expose un problème.
- Une levée de fonds, une ouverture de site, un recrutement massif.
- Une visite de votre profil.
Le rôle du réseau existant
Le social selling ne consiste pas seulement à gagner de nouvelles relations. Vos relations actuelles changent d'entreprise et de fonction : un ancien client devenu directeur ailleurs est votre meilleur prospect. Encore faut-il le savoir. Voir reprendre contact sur LinkedIn.
Les erreurs fréquentes
- Confondre social selling et messages automatiques.
- Ne publier que sur son produit.
- Vouloir un rendez-vous au premier message.
- Mesurer le SSI plutôt que les rendez-vous obtenus.
Combien de temps avant les résultats
Comptez plusieurs semaines avant les premiers échanges, et quelques mois pour un flux régulier. L'effet est cumulatif : chaque publication et chaque commentaire restent visibles.
Pour la mise en pratique pas à pas : la prospection sur LinkedIn.
Ce que représentent vingt minutes par jour
L'outil ci-dessus convertit la routine en heures. Vingt minutes, cinq jours par semaine, pendant quarante-cinq semaines, font soixante-quinze heures par an : l'équivalent de deux semaines de travail. C'est un investissement réel, qui se compare à ce que coûtent un salon ou une campagne de prospection téléphonique. La question n'est pas de savoir si vous avez vingt minutes, mais ce que vous cessez de faire pour les libérer.
Choisir ses comptes cibles
Le social selling n'a de sens que tourné vers des personnes précises. Dressez une liste de vingt à cinquante entreprises, et pour chacune deux ou trois interlocuteurs : le décideur, l'utilisateur, le prescripteur. Suivez-les, activez la cloche sur le profil de ceux qui publient, et suivez la page de leur entreprise. Votre fil d'actualité devient alors une veille sur vos prospects, et non un flux de contenus au hasard.
Publier pour ses clients, pas pour ses pairs
L'erreur la plus répandue chez les commerciaux qui se mettent à publier est d'écrire pour d'autres commerciaux. Vos lecteurs utiles sont vos clients. Trois sujets fonctionnent.
- Un problème que vos clients rencontrent, décrit dans leurs mots, avec ce que vous avez vu fonctionner.
- Une question qu'on vous pose souvent en rendez-vous, et votre réponse.
- Un cas client, avec son accord : la situation, ce qui a été fait, le résultat.
Votre produit n'apparaît qu'en filigrane. Voir écrire un post LinkedIn.
Réagir à un signal
Quand un signal apparaît, la rapidité compte, mais pas au prix de la maladresse.
- Changement de poste : félicitez, sans rien proposer. Revenez un mois plus tard, quand la personne a pris ses marques et sait ce qui lui manque.
- Publication sur un problème : commentez avec un apport réel, puis écrivez en privé si l'échange s'engage.
- Actualité d'entreprise : mentionnez-la dans un message court, en lien avec votre sujet.
- Visite de votre profil : invitez la personne, sans mentionner la visite.
Relier LinkedIn au reste du travail commercial
Ce qui se passe sur LinkedIn doit être consigné là où vous suivez vos affaires, tableur ou outil de gestion commerciale : la date du premier échange, le sujet abordé, la prochaine action. Sans cela, les conversations se perdent dans la messagerie. Et quand un rendez-vous est pris, relisez les publications récentes de la personne : c'est la meilleure préparation.
En équipe
Le social selling d'une équipe commerciale repose sur quelques règles communes : des profils cohérents, qui décrivent l'offre dans les mêmes termes ; une répartition des comptes cibles, pour que deux collègues ne sollicitent pas la même personne ; et un partage des publications utiles, que chacun relaie avec son propre commentaire. Le réseau cumulé d'une équipe couvre souvent bien plus d'entreprises qu'on ne le pense : voir qui je connais dans une entreprise.
Mesurer ce qui compte
Le SSI mesure une activité. Mesurez plutôt les conversations engagées avec des comptes cibles, les rendez-vous obtenus et, à terme, les affaires dont l'origine est une relation LinkedIn.
Questions fréquentes
Le social selling remplace-t-il la prospection téléphonique ?
Non, il la prépare. Un prospect qui vous a déjà lu, qui vous a vu commenter ou qui connaît quelqu'un de votre réseau décroche plus volontiers et vous écoute autrement. Les deux approches se complètent : le social selling rend la prise de contact moins froide, le téléphone ou le rendez-vous concluent.
Combien de temps par jour faut-il y consacrer ?
Vingt minutes par jour suffisent, réparties entre la lecture et le commentaire des publications de vos comptes cibles, quelques invitations choisies, les réponses aux messages et la prise de notes pour une future publication. La régularité compte plus que la durée : mieux vaut vingt minutes chaque jour que deux heures le vendredi.
Le social selling fonctionne-t-il hors du commerce entre entreprises ?
Il est surtout adapté à la vente entre professionnels, où la décision repose sur la confiance, engage des montants importants et se prend à plusieurs. Pour une vente rapide à des particuliers, d'autres réseaux et d'autres méthodes conviennent mieux. Voir la prospection sur LinkedIn pour la mise en pratique.
Sources
Et votre réseau, à quoi ressemble-t-il ?
Déposez votre export LinkedIn et voyez la répartition de vos relations par secteur, métier, séniorité et pays. Le fichier est lu sur votre appareil, sans créer de compte.
Voir un aperçu de mon réseau